05.05.2007
Le 5 mai 2007
En me réveillant ce matin, j’ai la tête encore pleine de rêves et il me faut quelques instants pour reprendre pied dans le réel. Je remarque avec curiosité que mon psychisme fabrique la nuit des multitudes de petites scènes ou grouillent les personnages les plus divers, sûrement une espèce de mécanisme pour compenser ma solitude.
Bon alors en gros, voici une de mes journées type ; réveil, douche, petit déjeuner (après avoir ouvert la porte et les volets), brossage des dents puis footing d’une heure dans les sentiers du bois attenant. A nouveau douche, puis l’écriture de ce Blog lorsque j’en ai envi. Cela m’entraîne aux environs des onze heures et il m’arrive de consacrer trente minutes pour méditer. Mon repas du midi est souvent léger, du genre boite de sardine avec une ou deux tomates, des biscottes (je garde précieusement les petits pains à cuir au four pour les grandes occasions) et enfin un morceau de fromage suivis d’un fruit. C’est à cet instant que j’éprouve un sentiment mélancolique proche de la tristesse alors souvent dans ces cas là, je m’allonge un peu avec un bouquin dans les mains et profite d’un endormissement prélude à une merveilleuse sieste. Apres je sors pour une longue marche en foret ce qui m’amène pas loin du repas du soir. Dites-vous bien qu’en vivant ainsi dans une presque autarcie, les taches ménagères ne manquent pas, je vous en épargne la liste mais elle est, croyez-moi, suffisamment longue à mon goût !
Le soir est réservé au seul vecteur social qu’il me reste : le réseau Internet. Alors je consulte les sites d’infos, je mets au propre ce Blog, je joue aux échecs et communique avec certaines personnes qui ne sont pas au courant de ma situation actuelle. J’ai souvent tendance à retarder l’entrée dans le sommeil et plus d’une fois j’ai éprouvé une impression de panique le soir tard ou juste après m’être allongé seul au milieu de la nuit.10:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.05.2007
Nuit du 2 mai 2007
Trois jours que je me suis installé et déjà les premiers tracas. La clé de la porte d’entrée est à moitié tordue et il me faut passer parfois plus de dix minutes le soir pour réussir à actionner la serrure. Ce n’est qu’un détail me direz vous mais lorsqu’on se retrouve isolé dans une maison à plusieurs centaines de mètres du hameau le plus proche, sans autre accès qu’un minuscule chemin de terre sinueux je vous assure que la nuit tombée, vous avez envi de verrouiller solidement votre porte.
Pour ce qui est de la nourriture tout se passe comme convenu. Mon réfrigérateur est rempli de victuailles, les placards débordent de conserves et autres féculents et de toute façon l’épicier doit me déposer toutes les deux semaines, devant la cabane d’en bas, une quantité de provision convenue.01:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.04.2007
Nuit du 30 avril 2007
En accord avec mes proches, j’ai décidé de participer à une expérience d’isolement du monde, pour une durée indéterminée mais qui devrait si tout se passe bien se poursuivre au delà d’un trimestre. Peu importe l’endroit où je me trouve, l’essentiel étant de vous narrer au fil du temps et dans la plus grande objectivité mes diverses impressions.
01:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


